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Portraits

Ti Dudy Breiz installe sa fabrication au Gripp

Ti Dudy Breiz vient de prendre possession de ses nouveaux locaux de fabrication au Gripp. Un beau bâtiment de 205 m² à deux pas de Groix et Nature. Là, on y trouve l'atelier de fabrication avec du matériel performant, des salles d'emballage, d'expédition, un bureau et des vestiaires. Un magasin de vente avec vue sur l'atelier permettra (après l'été), aux visiteurs de découvrir les produits.

 

Tous les produits fabriqués sont sans colorants ni transformateurs gâteau breton au beurre salé, quatre quart, Kouing aman, crêpes, financiers, cookies...Bientôt une gamme de glaces artisanales à emporter seront proposées ainsi que des guimauves maison

 

La production se fait en famille. Frédérique est aidée par Marine, sa fille, Angélique, sa soeur et Philippe son mari . Une jeune crepière vient aussi d' être embauchée pour faire face à la demande croissante.

 

Le magasin du bourg, situé route des plages continue de vendre les biscuits et et tous les produits locaux. Un rayon épicerie fine permet de trouver tous les produits bretons de qualité.

 

 

Pour en savoir plus www.tidudibreizh.fr/

Les Caramels de Groix: une nouvelle boutique au bourg

Dans son nouvel atelier place de l'église, Sébastien Autret fabrique de délicieux caramels au beurre salé, aux noisettes, pistaches.... Un véritable délice pour les amateurs de caramels mous !

 

Avant d'arriver sur l'île en 2010, Sébastien a dirigé durant 7 années, à Paris, l'entreprise de fabrication de chocolats détenue par sa famille depuis 3 générations et ainsi perpétué la tradition de chocolatier.

 

Originaire de Lomener, près de Lorient, Sébastien est un habitué de Groix où ses parents ont une maison de vacances. Depuis tout petit, il y a passé ses étés, pratiqué la chasse sous marine. Après sa rencontre avec Marie qui travaillait dans une parfumerie, ils décident de se marier à Groix, l' île de son enfance. En 2009, c'est la fête sur l'île. Joseph et Rose viennent rapidement agrandir le cercle familial.

 

Durant toutes ces années passées à la capitale, Groix demeure leur destination de vacances. Le hasard existe t-il ? Ils plaisantent souvent sur la possibilité de venir y vivre. Et puis pourquoi pas après tout ? Mais que faire ? Le chocolat est un produit trop spécifique. D'abord, ils ont envie d'une crêperie où les clients se sentent bien qu'ils ouvrent à Port-Tudy où se trouvait autrefois un café« Au repos de la montée ».  Une fois le service terminé, Sébastien s’attellait à la fabrication des caramels, profitant de la fraîcheur de la nuit pour élaborer ses confiseries. Le matin, chaque caramel est emballé un par un, « pour ne pas modifier la structure ». Sébastien produisait jusqu'à 1 tonne de caramels par an.

 

Aujourd'hui, la crêperie a été vendue mais Sébastien et Marie ont décidé de s'ancrer à Groix et ont acheté une maison place de l'église. Une nouvelle échoppe est née, tout de noir vêtue. Une nouvelle aventure depuis début août pour le plus grand plalsir des amoureux des caramels.

Pour en savoir plus:

http://www.caramelsdegroix.com/

 

 

 

La parenthèse del'île, des chambres d'hôtes dans le bourg

Début juillet, Christine Sachet a ouvert discrètement ses chambres d'hôtes dans le bourg dans le bâtiment de l'ancienne pharmacie de Jacqueline Bihannic.

Ce projet de partenariat familial a pris forme suite au départ des pharmaciens vers un nouveau batiment près de la poste.

 

Les propriétaires du bâtiment ainsi libéré, Pierre Sachet et Gwendal Bihannic, souhaitaient que ce lieu puisse continuer à vivre. C'est donc tout naturellement qu'ils ont été séduits par l' idée de Christine Sachet (la nièce de Pierre) et de son compagnon, tous deux habitant Nantes, d'ouvrir en plein bourg des chambres d'hôtes. Christine aime Groix. Enfant, elle avait l'habitude de passer ses vacances sur l'île, lorsque son oncle tenait l'auberge du pêcheur à Port-Tudy.

 

Pendant près d'un an, ils ont travaillé d'arrache pied pour donner corps à leur projet familial avec comme priorité de préserver le cachet, l' âme de cette belle bâtisse et de son jardin. Nombre d'entreprises locales ont participé à cette rénovation particulièrement réussie.

Ce sont désormais 5 belles chambres avec salle d'eau réparties sur 2 étages. Aux couleurs chaudes et aux noms évocateurs liés à l'idée de parenthèse : air du large, Grain de sable, Brise marine....Certaines chambres ont vue sur mer, .

Les petits déjeuners sont servis par la maîtresse de maison dans la salle à manger/cuisine familiale au 1er étage, un bel espace avec cheminée.

Au niveau de l’ancienne pharmacie, un gîte de 4 personnes donnant sur le jardin a également été aménagé.

 

Prochainement, Christine souhaite proposer des séjours « clés en main » tels que bien être et nature, pour le plus grand plaisir des amateurs de marche à pied et de relaxation.

 

Ce nouvel équipement touristique, ouvert à l'année vient compléter l'offre d’hébergement de qualité nécessaire au développement touristique de Groix comme destination Nature et Patrimoine.

Tél: 06 60 70 68 23

 

Site internet : http://chambres-hotes-ile-groix.fr/

 

 

 

Ile et elles aux petits soins des groisillons

Corinne Marcon est née à Paris où elle a habité jusqu'à sa rencontre avec Cédric qui lui a fait découvrir l'île de Groix. Elle était maquilleuse dans le spectacle : télé, photo, pub, film…

Après 4 ans d'allers et retours entre Paris et l'île, et avec l'arrivée de Youna, Corinne décide de s'installer à Groix et d'ouvrir son institut de beauté « Ile et elles », rue du presbytère. Emmanuelle Stéphant la rejoint d'abord comme apprentie puis comme salariée. Cela fait 18 ans que ça dure.

Au fils des ans, l'institut, désormais installé place de l'église, est devenu un lieu incontournable pour s'occuper de soi et se faire plaisir.

Cette année, l'institut s'est refait une beauté : ravalement de façade, nouvelle vitrine, travaux d'agrandissement du hammam qui peut maintenant accueillir jusqu'à 6 personnes. Corinne a également étendu sa gamme de produits de beauté et de soins avec de nouveaux peelings.

Corinne s'est aussi beaucoup investie dans la vie locale. Depuis la création de sa boutique, Corinne a toujours été membre actif d'associations telles que l'association des parents d'élèves de l'école publique, l'association des commerçants ou de l'office de tourisme.

Aujourd'hui, elle est présidente de l'association des commerçants, qui compte une quarantaine d'adhérents. « L'objectif de l'association est de promouvoir et d'animer la vie économique de l'île, explique Corinne. Nous organisons la fête de la place, des braderies en juillet et août, un défilé de mode qui a eu lieu cette année sur le quai central, en collaboration avec les mardis du port, des jeux pour la période de Noël… Je représente également l'association lors de réunions avec les élus »

Corinne a aussi des hobbies. Elle aime chanter. Accompagnée par les musiciens du cercle celtique, elle forme un duo de voix avec le grand talabardeur (joueur de bombarde) Thierry Losq.

Depuis cette année, elle a créé les Moi, moi, moi avec Serge Négri et Jean-Claude Mathieu. Ensemble, ils répètent de nouveaux titres pendant l'hiver pour proposer, dès le printemps prochain, un répertoire plus élargi de chansons françaises.

 

 

Pat Sacaze, le passionné

C'est en 1972 que Pat Sacaze arrive à Groix pour travailler à Jeunesse et Marine. Assis sur le quai de Port Lay, il a un coup de foudre pour cet endroit et décide de ne plus jamais quitter l'île. Après sa saison à Jeunesse et Marine, il embarque comme marin pêcheur puis comme marin de commerce. Avec 2 mois de salaire, il achète une petite écurie à Kerlard qu'il retape. Puis il rencontre Myriam. Ensemble ils tiendront une ferme d'élevage de chèvres, de canards et de vaches pendant une quinzaine d'années. Il apprend sur le tas et sera primé quelques années plus tard pour la qualité de ses produits (médaillé d'or et médaille d'argent). Puis en 1991, Michel Tonnerre l'appelle pour rejoindre la scène. Il sera l'harmoniciste du groupe, instrument qu'il pratique depuis l'âge de 8 ans. Avec Michel, il enchaînera les tournées dans toute la France.

En 2002, le couple reprend la boutique de la mer, rue du presbytère, où Myriam travaillait déjà. En 2011, Pat rejoint la troupe « Equipage Tonnerre » composée des anciens musiciens de Michel Tonnerre. L'équipage réunit une dizaine de musiciens et ensemble ils produisent un spectacle en hommage au chanteur/compositeur. Le groupe a déjà joué dans tous les grands festivals de Bretagne.

En 2013, il rejoint LE groupe groisillon en vogue « Les Renavis » avec Jaja de Quéhello, Pimpin de Kermario, Cloclo de Créhal et Gigi du Méné.

En plus de la musique (harmonica, accordéon), Pat a une autre passion, les trains. Il passe d'ailleurs des heures dans son grenier à bricoler sa grande collection de trains sur rail. Il sera d'ailleurs au salon des collectionneurs le dimanche 21 février 2016.

 

Pour en savoir plus sur Pat Sacaze et sa passion our la musique cajun, consultez le lien suivant: http://www.country-france.com/patsacaze/

 

Portraits d'habitants

Dans cette rubrique, nous esquisserons des portraits de gens de l'île, leur parcours, leurs attaches, leurs comment et leurs pourquoi. Vous pensez que quelqu'un mérite un clin d'oeil ? Dites-le sur la page « Partagez »

Lionel Boulet, adjudant chef, commandant de brigade

Issu d'une famille de gendarmes, Lionel Boulet a vécu toute sa vie en brigade sauf pendant ses années d'études universitaires.


Après son service militaire, il entre à l'école de gendarmerie et démarre sa carrière en gendarmerie mobile puis en gendarmerie départementale en centre Bretagne où il exercera ses fonctions dans diverses affectations pendant 11 ans, période pendant laquelle il commandera aussi une brigade.


En septembre 2014, il fait le choix de venir s'installer à Groix car le caractère maritime l'intéresse.
Il est très bien accueilli sur l'île. « Les Groisillons sont très chaleureux. ». A Groix, c'est une gendarmerie de proximité qui s'exerce, il y a beaucoup de relationnel et de contact avec la population. Ses missions sont toutefois les mêmes que sur le continent c'est à dire des missions diverses (interventions sur les accidents, cambriolages, violences…, enquêtes judiciaires, surveillance de proximité, sécurité routière et enfin de l'administratif).

A Groix, les gendarmes interviennent aussi sur l'eau tout autour de l'île. Les 5 gendarmes présents à l'année ont tous leur permis bateau. L'été, avec une population qui est multipliée par 5, quatre gendarmes supplémentaires viennent en renfort.

 

Lionel Boulet est également passionné d'histoire et de généalogie. Il effectue actuellement des recherches sur l'histoire de la gendarmerie de Groix qui existe depuis 1881. Initialement, la gendarmerie était située dans le centre-bourg, probablement en lieu et place de l'actuelle mairie. Puis dans les années 30, la gendarmerie déménage à Créhal, où on distingue encore sur le fronton de la maison l'inscription « Gendarmerie Nationale ». Depuis 1966, la gendarmerie occupe le bâtiment actuel, situé rue Francis Stéphant.

Annie Brusson, créatrice de meubles en palettes

Annie Brusson est originaire de Dordogne mais elle a passé toutes ses vacances scolaires dans la maison de sa famille maternelle en Bretagne, dans le golfe du Morbihan. Pour elle, vivre sur une île était un rêve d'enfant qu'elle réalisera en 2000 avec l'achat de sa maison à Quehello. "Je recherchais avant tout une île authentique, vivante, pas trop clinquante, à la mesure de l'homme. Groix correspond à tout cela", explique-t-elle.
Depuis toute petite, Annie récupère, taille, sculpte, modèle et s'initie à diverses activités manuelles et divers matériaux tels que la pierre et le bois. Il y a quelques années, elle s'est mise à fabriquer des meubles et des aménagements intérieurs à partir de palettes qu'elle récupère dans les commerces de l'île. Elle leur donne une seconde vie en les transformant en fauteuils, chaises, lits, meubles de rangement... Son carnet de commandes commence à se remplir. Elle anime un atelier palettes pour un magasin de bricolage à Lorient et va réaliser dans ce matériau l'aménagement d'une salle pour l'Université de Poitiers.
Annie a offert au Pôle Enfance un drôle de cadeau : " C'est un sapin de Noël original entièrement fait de palettes ! Non seulement ça évite d'abattre un arbre, mais surtout ça montre que l'on peut réutiliser toutes ces palettes qui partent dans les bennes de la déchetterie", dit-elle.

Marie-Odile Puillon, une femme de défis

C’est en 1966 que les parents de Marie-Odile, groisillons tous les deux depuis plusieurs générations reviennent vivre à Groix avec leurs deux enfants en rachetant le bar « Le Ty MAD » situé à Port-Tudy.

Rapidement le bar Ty MAD dont la traduction française signifie « Bonne Maison » se développe par l’adjonction d’une crêperie au rez de chaussée de la maison pricipale.

En 1974, Joseph Puillon, le père de Marie Odile aménage dans les étages de l’établissement un hôtel de 12 chambres. En 1992 une aile supplémentaire est rajoutée et en 1998 une grande piscine est construite dans le jardin. L'hôtel 2 étoiles compte alors 31 chambres.

 

Au cours de sa jeunesse, Marie-Odile aide ses parents dans les restaurants et au bar pendant les saisons. C'est sa grand-mère paternelle, fine cuisinière et son papa « Jobic » qui lui enseignent les bases de la cuisine et le goût de la bonne table.

 

En 1983, Marie-Odile ouvre son propre restaurant « Les Courreaux » dans la montée du port vers le bourg. Autodidacte, elle travaille très dur pour mettre au point des recettes très originales et proposer à sa clientèle une cuisine raffinée.

Bientôt la réputation de son restaurant fait traverser le bras de mer entre Groix et le continent appelé Les Courreaux (d’où le nom de son restaurant) à des clients alléchés par la bonne réputation de son établissement et à des grands noms de la politique ou de la gastronomie comme Gaston Lenôtre, alors célèbre pâtissier. Elle sera aux fourneaux de son restaurant jusqu'en 2004, tout en élevant ses 3 enfants, « ses plus belles réussites », comme elle aime à le dire.

Sur les traces de leur mère et de leur grand-père, ses trois enfants évoluent aujourd'hui tous dans l'hôtellerie-restauration.

 

En 2005, au décès de son père, Marie-Odile reprend l’Hôtel restaurant Ty MAD. « Comme tous les métiers de service L'hôtellerie, est un secteur d’activité difficile et exigeant », admet Marie-Odile. Mais toujours soucieuse de la satisfaction de ses clients, elle entreprend de gros travaux, ouvre des salles de séminaire, refait une grande partie des chambres à neuf, chacune avec son cachet. Les chambres face à la mer, sont réaménagées et agrandies. En cassant les murs, elle les transforme en chambres beaucoup plus spacieuses. Aujourd'hui, son hôtel compte 25 chambres de 30 à 13 m²

Marie-Odile est en perpétuelle recherche d'amélioration pour ce lieu de charme. Viser toujours plus haut constitue pour elle un défi qu'elle entend relever constamment. En 2011, elle confie la responsabilité du bar jouxtant l'hôtel à son fils Antoine qu'il rebaptisera Les garçons du port. Toujours pleine de projets, Marie Odile prévoit de faire d'autres travaux de rénovation cet hiver et fin 2016, elle s'attaquera à la réfection du bâtiment qui relie le bar et l'hôtel, avec notamment une toute nouvelle cuisine pour la brasserie.

 

Contact 02.97.86.80.19

Plus d'infos : www.tymad.com

Des lunettes de toutes les couleurs

Florence et Bruno Serre se rencontrent à l'école d'opticiens de Morez (Jura), capitale française de la lunetterie. Leur diplôme en poche, ils ouvrent une boutique près d'Orléans où ils resteront 18 ans.

 

Ils ont toujours été attirés par les îles. Le père de Florence est belle-ilois. En 2001, ils viennent en vacances à Groix. Ils y reviendront en 2005, sans savoir qu'ils s'y installeront un an plus tard avec leur 3 enfants et ouvriront leur boutique « Les lunettes de Groix », là où se trouvait Joséphane Lanco qui tenait le syndicat d'initiatives.

 

Dans leur échoppe, on trouve des lunettes bien sûr, mais aussi des montres originales, des réveils, de beaux stylos, des jumelles, des boussoles, des loupes…

 

Pour les lunettes, Florence et Bruno sont sans cesse en recherche de qualité, travaillent plutôt avec des petits créateurs et privilégient la fabrication française : « Bien souvent, dans les lunettes de marque, on paye le nom au détriment de la qualité », explique Bruno. C'est ainsi que dans leur magasin, on trouve, entre autres lunettes classiques, des montures au design tout à fait original, des montures à base d'algue, des montures en bois, des montures en coton recyclé, façonnées à la main ou des lunettes aux couleurs personnalisées…

 

Pour rester innovants et en perpétuelle recherche d'unicité, Florence et Bruno s'imposent comme contrainte de ne jamais avoir 2 fois la même monture en magasin. « La solution de facilité serait de réapprovisionner le stock de lunettes qui se vendent bien, mais nous avons fait le choix de proposer des montures uniques », raconte Bruno.

Tous les ans au mois de septembre, ils se rendent au salon de l'optique à Villepinte pour dénicher de nouvelles lunettes, de nouveaux créateurs.

 

Cette année, la saison a été bonne. 9 ans après leur ouverture, leur marge de progression est encore positive. Florence et Bruno cherchent à se diversifier et à répondre aux envies de leur clientèle « Pour Noël, j'aimerais étendre ma gamme de montres », explique Florence qui a 5 paires de lunettes de couleur qu' elle marie avec sa tenue du jour.

 

Florence se passionne pour la cuisine tandis que Bruno préfère le maquettisme et collectionne de vieux objets, vieux jouets, vieux électrophones...

Catherine Robert, responsable de la réserve naturelle de Groix

Catherine Robert arrive à Groix avec ses parents en 1974. Elle part poursuivre ses études à l'université de Rennes où elle prépare une maîtrise en Environnement.
Mais à cette époque, l'environnement n'est pas une priorité. Catherine ne trouve pas de poste dans son domaine et s'oriente vers l'enseignement. Elle enseigne les maths-physique-chimie à Sarzeau, puis les Sciences de la Vie et de la Terre au collège Saint Tudy à Groix.
Installée désormais à Groix, elle fonde une famille et donne naissance à 3 garçons.

 

1983: création de la réserve naturelle "François le Bail"

Quand vient la création de la réserve naturelle en 1983, à la demande de la commune, l'association Bretagne Vivante cherche des animateurs pour la période estivale. Catherine a postulé en 1985 et lorsqu'un poste de responsable de site s'est ouvert en mars 1989, c'est tout naturellement qu'il lui a été proposé.
En 1989, tout était à mettre en place. Au début, Catherine n'avait pas de bureau. Elle ouvrait sa tente-caravane sur la place du marché, avant de disposer d'un bureau dans l'enceinte de l'écomusée jusqu'à l'ouverture de la maison de la réserve en 1991.

« Au début, raconte Catherine, lorsque la réserve a été créée en décembre 1983, elle a été très mal acceptée par la population. Les aménagements mis en place étaient régulièrement détériorés. Aujourd'hui, les mentalités ont changé et la réserve naturelle fait partie du paysage socio-économique de l'île. En témoigne la solidarité des habitants venus nettoyer la côte lors de l’échouage de milliers de seringues pendant l'hiver 2013-2014 »


Aujourd'hui la maison de la réserve propose une exposition permanente sur la réserve naturelle François Le Bail, un espace d'exposition temporaire, un coin bibliothèque et une boutique où les visiteurs peuvent découvrir l'artisanat local et les producteurs groisillons. 2500 personnes
franchissent sa porte chaque année, ce qui représente le premier site touristique de l'île en terme de fréquentation avec l'écomusée.


Des missions très diversifiées

La première mission de Catherine est de surveiller les deux sites mis en réserve naturelle : La Pointe des Chats – Locqueltas et Pen Men-Beg Melen, soit une centaine d'hectares moitié sur le domaine public maritime, moitié terrestre. En tant qu'agent assermenté auprès du tribunal de Lorient etcommissionnée par le Ministère de l'écologie, elle peut dresser des procès verbaux en cas d'infractions comme les prélèvements d'échantillons de roches ou de galets, tir sur des espèces protégées...

 

Elle se doit d'entretenir l'ensemble du site mis en réserve (signalétique, nettoyage des chemins, de la côte...) et assure aussi une mission de suivis naturalistes : suivis botaniques des zones mises en défens à la pointe des Chats et à Pen Men, suivi hebdomadaire de certains nids d'oiseaux marins à Pen Men par exemple et ceci en lien avec tous les éminents spécialistes (universitaires et autodidactes) qui veulent bien venir bénévolement parfaire les inventaires sur Groix. Avec eux, elle écrit ensuite des articles dans des revues spécialisées et réalise des expositions thématiques (lichens, fougères,
papillons, poissons, plantes médicinales).

Elle a également un rôle d'animation et de sensibilisation auprès de différents publics. En 2014, avec Céline Lafon, sa collègue en CDD pendant six mois sur le réserve, elle a accueilli 3500 personnes lors des 171 animations proposées. Auxquelles il faut ajouter 78 groupes d'étudiants et de lycéens, soit environ 2500 jeunes, venus à Groix étudier la géologie avec leurs professeurs formés par Michel Ballèvre, professeur de géologie à l'université de Rennes mais aussi conservateur bénévole de la réserve naturelle. Elle assure aussi les ouvertures de la maison de la réserve.

Enfin, elle rédige, tous les ans, un rapport d'activité détaillant toutes les actions de l'année écoulée et a produit un plan de gestion constituant le document cadre pour une durée de 5 ans.

En 26 ans de carrière, Catherine a accueilli 150 stagiaires et environ 52000 personnes en animation.

Elle a travaillé avec des objecteurs de conscience avant que ce statut ne disparaisse ; deux d'entre eux sont restés vivre sur l'île: Laurent Montassine, Frédéric Le Cornoux.

 

Mais le passion de Catherine pour l'environnement ne s’arrête pas là. A la maison, elle a des ruches et cultive un potager bio.

 

 

 

Ti Dudy Breiz: Bientôt une nouvelle biscuiterie

Ti Dudy Breiz est installé dans le bourg depuis 9 ans déjà. C'est le paradis des amateurs de produits locaux de qualité, de biscuits et gâteaux faits maison sans colorants ni transformateurs. Des spécialités fabriquées par Frédéric le Goff : gâteau breton au beurre salé, quatre quart, Kouing aman, crêpes, financiers, cookies...La production s'exporte sur le continent et alimente les épiceries de produits fins. Les produits sont aussi présents dans de nombreux salons gastronomiques dont certains à l'étranger

 

Frédérique est une amoureuse de l'île. Toute jeune, elle y passait toutes ses vacances dans la maison de ses grands-parents. A 17 ans, elle quitte la capitale pour suivre sa formation de secrétaire médicale en Bretagne et c'est sur l'île qu'elle rencontre son futur mari Philippe. Elle ne quittera plus jamais Groix. Elle adapte sa carrière professionnelle avec son lieu de vie et travaille successivement à Comod, Jeunesse et Marine, l'auberge de jeunesse, l'hôtel de la Marine et Groix et Nature…

 

Frédérique et Philippe ont un projet d'épicerie fine en tête. Les banques ne les suivent pas, dommage! Mais leur projet leur tient à cœur et 3 ans plus tard, ils le représentent. Cette fois, les banques acceptent de financer. Bientôt à la boutique d'épicerie fine s'ajoute une biscuiterie. « L'épicerie fine ne suffisait pas pour gagner sa vie, nous avions deux enfants en âge de faire des études, j'ai lancé la biscuiterie » explique t-elle. L' activité se développe et prospère.

Au fils des ans, face à la demande croissante, le laboratoire de la route de Port-Mélite devient beaucoup trop exiguë. Frédérique manque d'espace pour travailler et a du mal à fournir. Alors, il est décidé de délocaliser l'espace de fabrication dans la zone d'activités du Gripp.

Le nouveau bâtiment, qui a déjà obtenu son permis de construire, se situera non loin de Groix et Nature. L' agrandissement de l'espace de travail permettra l'augmentation de la production et l'embauche de 2 personnes supplémentaires en CDI et en été d'un ou deux saisonniers. Sur le site, il sera également possible de visiter la biscuiterie.

Le déplacement de la fabrication au Gripp, permettra aussi d'augmenter l'espace de vente dans sa boutique au bourg et d'assurer un meilleur service à la clientèle.

 

Frédérique entend préserver une petite structure artisanale et garder la qualité de ses biscuits. Elle réfléchit déjà à de nouvelles recettes, peut être une gamme salée ou la fabrication de glaces artisanales.

 

Pour en savoir plus www.tidudibreizh.fr/

 

Interview: Stanislas Yvon, marin pêcheur sur l'île de Groix

Originaire de l'île et fils de marin, Stanislas Yvon est un des 5 marins-pêcheurs professionnels en activité sur l'île de Groix. Tout petit déjà, il partait en mer avec son père et allait pêcher à la côte.

Après la 3ème, il s'oriente vers une école de pêche pendant 2 ans à Etel. Diplôme en poche, il embarque d'abord sur l'Exo 7 avec Stéphane Bihan, il a alors 17 ans. Deux ans plus tard, il achète son propre bateau de pêche. Stanislas est aujourd'hui patron de pêche sur Les Néréides, un clin d’œil aux filles du dieu grec Nérée, qui au nombre de 50 protègent les marins en mer.

Il pêche essentiellement le bar de ligne. Tous les jours, il lance plus de 1200 hameçons pour ensuite vendre sa pêche à Keroman, entre 20 et 30 kg de bars par jour et une dizaine de kilos de daurades, lieux et autres poissons.

Stanislas est un passionné de pêche et vit de sa passion, la mer.

Interview: Jean Louis Farjot, restaurant-cave "Le Cinquante"

Tout petit déjà, Jean Louis Farjot, originaire de Lanion, aidait sa mère à préparer le repas. Il se souvient d'ailleurs que vers l'âge de 5-6 ans, il jouait à préparer la cuisine avec de la terre.

Jean-Louis n'aimait pas trop l'école et a su très tôt ce qu'il voulait faire. Très vite, il s'oriente vers une école hôtelière à Saint Brieuc.

Dès l'âge de 14 ans, il travaille les produits frais dans un restaurant côtier et commence les saisons, l'hiver en Savoie et l'été à La Baule. Il en garde d'ailleurs un bon souvenir puisqu'il retrouvait à chaque saison un petit groupe d'amis, saisonniers comme lui.

Très vite, Jean-Louis se fait repérer et c'est à l'âge de 21 ans qu'il entre au restaurant gastronomique de l'hôtel Pullman à Paris. Il y reste 1 an avant de rejoindre le réseau d'hôtels « Relais et Châteaux ». Puis Jean Louis part pour l'Angleterre où il travaille dans un restaurant français 3 étoiles au guide Michelin. Jean-Louis peaufine ses connaissances et continue de se former en toute créativité.

A 29 ans, il prend une place de chef à Deauville dans le restaurant du cinéaste Claude Lelouche pendant 4 ans. Il rencontre Claire. Ils partent tous les deux au Luxembourg relever un nouveau challenge : relancer un restaurant en perte de vitesse.

Mais les Farjot ont la bougeotte, et avec les enfants, ils partent s'installer en Suisse. Claude Lelouche les rappelle, et toute la famille revient s'installer à Deauville pour 8 ans.

Claire et Jean Louis découvrent l'île de Groix par le biais de Marco. C'est le coup de cœur, Jean Louis et Claire y apprécient le cadre et la qualité de vie. Ils décident d'ouvrir leur propre restaurant mais les banques ne les suivent pas, trouvant le projet trop risqué.

Finalement, le restaurant « Le Cinquante » ouvre et cela fait 8 ans que le tableau en ardoise affiche une cuisine raffinée et créative qui met en valeur des produits naturels et de qualité. « C'est un métier exigeant où il faut donner de sa personne » affirme Jean Louis.

Quant à Claire, elle s'est spécialisée dans la cave à vin où elle propose une sélection de vins naturels. L'an dernier, elle a d'ailleurs lancé un salon du vin naturel qui a connu un beau succès. Une deuxième édition aura lieu en 2016.

Mais les Farjot débordent d'idée et se lancent un nouveau défi. En effet, un projet de fumaison démarrera d'ici la fin de l'année.

Jean Louis est un passionné qui aime se surpasser, toujours en quête de nouvelles recettes pour marier les saveurs, jouer sur les couleurs, les textures. Un concentré d'artiste.